Le concept du forum se base directement sur le roman La Guerre des Clans d’Erin Hunter. LGDC Warriors dit « LW » a été fondé en 2007 par Étoile Noire, et il continue aujourd’hui de vivre grâce à ses infatigables membres toujours aussi déjantés ! Incarne un chat sauvage et rejoins l’un des quatre Clans de la forêt de Cerfblanc. Quel que soit ton choix, sois prêt à te battre pour ta tribu, chasse pour elle, rencontre les autres félins et marque de ta patte l’histoire des Clans ! LGDC Warriors est un forum RPG félins qui demande un minimum de 7 lignes par réponse. N’hésite pas à profiter également de la Chatbox et des différentes catégories hors-rp que propose le forum. Rejoins-nous vite, tu ne le regretteras pas !
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La plume de Rarage | Grande Guerrière => Crèp
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Invité
Invité
Jeu 3 Fév 2011 - 0:39
Demande de
Cieux Orageux


  • Pseudo de ton double & triple compte : Aucun
  • Puf : Rarage
  • Âge : 14 ans
  • Depuis combien de temps sur le forum ? : Presqu'un an (un an le 26 juin 2011.)




Anonymous
Invité
Invité
Jeu 17 Fév 2011 - 19:20
Bijouur,et welc' in your espace d'examen Cool
Tout d'abord, désolée du temps que ça a mis pour te trouver un thème ; mais l'attente est enfin terminée ! What a Face


Oyez, oyez, ton thème sera donc : Le coup de foudre.

> On a tous déjà entendu parler du fameux coup de foudre ; celui qui fait que, dès la première fois ou tu vois cette personne, tu sais que c'est elle.
> Tu pourras incarner un chat ou un humain...ou un fantôme. (oui je sais c'est bizarre --')
> Ton personnage se balade tranquillement dans la rue quand, paf ! Une jolie jeune fille -ou un joli jeune homme, mais on va dire une fille, ça facilitera les chose pour les explications x) Mais dans ton RP, ça pourra être un garçon-- l'aborde pour lui demander l'heure. Et dès l'instant ou ton perso' plante ses yeux dans ceux de la fille en question, il sait que c'est la bonne x3
> Quelle seront ses émotions et ses réactions ? Va-t-il perdre tous ses moyens et se mettre à bafouiller ? Ou alors, va-t-il respirer un bon coup et rester stoïque ? A toi de voir.
> Et la jolie jeune fille, alors ? Que va-t-elle penser du jeune homme ? Va-t-elle le trouver idiot, lent...ou bien va-t-elle elle aussi succomber aux flèches de Cupidon ?
> N'hésite pas à décrire les pensées et les "micro-mouvements" des deux personnages ; tu sais, ceux qui veulent tout dire ? Mains moites, tremblements, dents qui claquent...etc,etc !

Tu as jusqu'au...*regarde son calendrier* 10 mars pour rendre ton exam'.


Bonne chance ♫
Anonymous
Invité
Invité
Ven 18 Fév 2011 - 0:38
Ok. J'essayerai de te concocter un petit quelque chose.

Mais tu as mis un peu trop de précisions au sujet du moment où ils se rencontrent. Ça pose problème, mais je m'en sortirai. Wink

Au fait, le 10 mars, je suis au Mexique. La semaine d'avant, j'ai ma semaine d'examens. Je ne promets rien, mais, sinon, je préviendrai. D'accord?
Anonymous
Invité
Invité
Ven 18 Fév 2011 - 8:31
Oh, mais quelle idiote je suis !
J'ai oublié de te préciser que la situation dans laquelle ils se rencontrent n'était qu'unexemple. Bien sur, tu peux les faire se rencontrer de plein d'autres manières !
T'aurais pu t'en douter, hein ! Je t'avais dis que tu pouvais aussi jouer un chat ! T'imagines un chat se balader dans la rue, aborder un de ses congénères, lui taper la bise et lui dire "Wesh poto, t'as pas l'heure ?" Un peu de réflexion, voyons x)
Bon, d'accord, c'est entièrement ma faute. Je parlais avec une amie sur Facebook et j'étais un peu déconcentrée, et je n'ai pas pris le temps de relire ce que j'avais écris...milles excuses ^^'
Anonymous
Invité
Invité
Ven 18 Fév 2011 - 12:39
Tu es toute pardonner, chère.
Mais, puisque hier soir je me suis faite à l'idée du "Quelle heure est-il, mon bon monsieur?", je le ferez. Rarage aime les défis!
Anonymous
Invité
Invité
Ven 18 Fév 2011 - 17:38
C'est tout à ton honneur ! What a Face
Sur ce, bonne chance encore une fois ♪
Anonymous
Invité
Invité
Mar 1 Mar 2011 - 22:52
Tu pourrais me donner plus de temps? Je ne pourrai pas finir cette semaine et, toute la semaine prochaine, le Mexique me voit la face. ><

Ça serait TRÈS apprécié. =D

P.S. Est-ce que ça dérange si je "déborde" un tout petit peu? Parce que mon coup de foudre entreinera une suite "d'évèvements" et j'en profite pour faire une mini-histoire, un one-shot.
Anonymous
Invité
Invité
Mer 2 Mar 2011 - 11:00
Bon, alors je te rajoute trois semaines, disons donc aux alentours du 23 mars ? J'espère que ça te convient mieux. Wink
Anonymous
Invité
Invité
Mer 2 Mar 2011 - 12:41
Oh! Merci Bon Dieu! *Se prosterne devant Crépu'.*
Anonymous
Invité
Invité
Ven 25 Mar 2011 - 1:05

J'enverrai mon EÉF en fin de semaine. Des problèmes de famille et de santé sont survenus et je ni peux rien. Désolée. Mais, tu auras de la qualité, Crépu'! Promis, juré!
Anonymous
Invité
Invité
Mar 5 Avr 2011 - 23:26
Huh. Updouwaaa ? x3
Anonymous
Invité
Invité
Mer 6 Avr 2011 - 12:40
Argh, je sais, je sais. Je m'évertue à finir. (Rarage a peut-être visé trop haut.)
Anonymous
Félin Légendaire
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Mer 13 Avr 2011 - 17:09
Tu veux encore un petit délai? (mais ce sera le dernier).
Étoile de Foudre
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Invité
Invité
Mer 13 Avr 2011 - 23:03
Mouais... Donnez-moi un autre délai et sinon, tant pis. *Je hais l'école et ses examens.*
Anonymous
Félin Légendaire
Félin LégendaireVoir le profil de l'utilisateur
Mer 13 Avr 2011 - 23:05
Alors tu as jusqu'au 23 avril. Je t'accorde un peu plus si tu veux.
Étoile de Foudre
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Invité
Invité
Jeu 14 Avr 2011 - 22:46
Je verrai en temps et lieu...
Anonymous
Félin Légendaire
Félin LégendaireVoir le profil de l'utilisateur
Dim 24 Avr 2011 - 0:10
Délai dépassé. Honnêtement, tu as commencé à écrire ou tu n'as pas fait une ligne?
Étoile de Foudre
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Invité
Invité
Dim 24 Avr 2011 - 0:49
J'ai fait un gros pavé qui n'est pas terminé. Pour preuve, le voici. Il n'est pas fini, mais vous pouvez quand même noter. Le meilleur bout n'est malheureusement pas rédigé. =(

É.lue des R.ues


· Laissez-moi vous raconter une histoire, jeunes gens. Une histoire émotionnelle, une histoire sans pareil. La vie me l’a soufflée à l’oreille, coquine et sérieuse à la fois. Il est maintenant temps de vous la léguer en héritage, jeunesse de ce jourd’hui.



La foule croulait sous la chaleur estivale, accentuée par la lourde humidité et le soleil à son zénith. La brise se faisait discrète, ne pointant le bout de son nez qu’aux chanceux ayant trouvé une parcelle d’ombre dans un coin tranquille du bourg vrombissant. Marchands criant la qualité de leurs produits, va-nu-pieds mendiant un quignon de pain rassis, une note détonnait de ce tableau de modestes gens. Perché sur son fier et fringant destrier noir, orné de riches étoffes de velours vermeille brodées de fils d’or, un damoiseau au teint basané essayait de se frayer un chemin dans cette populace compacte. Sans écraser quelques pieds, ce qui fut un combat perdu d’avance. Il mit pied à terre et tint de sa dextre la bride de son cheval, exhortant gentiment aux passants de s’écarter de sa route. Il n’y eu nulle protestation. Tous connaissaient la bonté et gentillesse du noble Céruléen Beauregard, seigneur des fiefs environnants. Pieds poudreux, chevaliers et paysans se regroupaient généralement sous le couvert du bon sieur, sachant pertinemment que ce séduisant bonhomme d’à peine 19 ans ne pouvait leur refuser le logis. Il ne faut point oublier les dames de cours étrangères venant régulièrement le courtiser, vêtues des couleurs de l’arc-en-ciel. Trop superficielles, Céruléen les repoussait du revers de la senestre et elles repartaient, démolies, le cœur en pleurs. Ayant un charisme naturel et un charme rare, celui-ci préférait se mettre au service du peuple que sous le joug de l’esprit et du corps d’une bête telle que la femme. C’est pourquoi Céruléen venait offrir un coup de main aux bâtisseurs de cathédrales. Peu importait l’opinion d’autrui, lui, au moins, serait accueilli en la sainte demeure de Dieu. Point comme les suzerains imbus de d’eux-mêmes, croulant sous les richesses matérielles! Non point!



Un vieillard à l’aspect débonnaire s’inclina sur son passage, les yeux hagards, les paumes tendues en une prière silencieuse. Ses habits de loques contraignirent Céruléen à cesser sa lente progression. Il lâcha la bride, extirpa une bourse de cuir de son bliaut et lui donna un sol, de quoi passer une semaine sans quêter à tout bout de champ. Des larmes perlèrent au coin des ses prunelles ridées, n’ayant sûrement nonante vu une telle somme d’argent en sa possession. Le jeune sir fit volteface, voulant reprendre les rênes de sa monture, mais ses paluches d’homme rencontrèrent une peau de satin, délicate et fine, plutôt que la rêche lanière de cuir tanné. Il sursauta, imperceptiblement, tandis que l’autre faisait demi-tour, tétanisée. Leurs yeux se rencontrèrent, s’effleurèrent quelques instants infinitésimaux. La damoiselle sourit timidement et voulut s’éloigner en courant. Mais le galant resserra sa poigne, lui faisant sentir qu’il ne lui ferait aucun mal, qu’il ne la blesserait point. Personne ne pouvait se détacher de lui lorsqu’il déployait inconsciemment son charme.



Céruléen n’avait jamais pu apercevoir une gente dame aussi attirante, sa beauté sauvage faisant ressortir le noir d’ébène de ses mirettes. Un visage sale, jauni par les longues journées au soleil, des vêtements bon marché mettant en valeur des courbes engageantes. Et cette aura de liberté, si… inusité. Diantre! Lui, Céruléen Beauregard, seigneur des plus gros contés du pays, venait de fondre pour une va-nu-pied? Pour une sans-papier? Impossible! Mais cette peau entre ses doigts rudes… Le gentleman au bleu regard s’approcha de son coup dénudé de sa chevelure de nuit, sentit son effluve de sauvageresse et susurra d’une voix sans malice :



- Que faisiez-vous, chère?



Sa question sembla la prendre au dépourvu, ses portes ouvertes vers l’âme devenues fuyantes. Elle tremblait, nonante par crainte, mais à cause de sa proximité, la proximité d’une étoile trop haute à atteindre. Pourquoi être née, 17 ans plus tôt, de géniteurs pauvres et sans-abris, en bas de l’échelle de la hiérarchie? Blanche le voyait tel un preux chevalier-servant au grand cœur, mais tout de même incapable de voir en elle une princesse rayonnante. Uniquement le corps charnel d’une sale fille de rue. Et elle ne se doutait point du contraire! Ses habits riches signifiaient sa grandeur, son épée rutilante démontrant sa puissance et ses yeux… Vides et remplis à la fois. Complexes. Un seul de ses regards l’avait fait fondre, elle, pucelle au cœur de pierre et à la langue de vipère. Toutes ses barrières s’effritaient de part et d’autre, la dépeçant de ses seules ressources. Rester calme, prendre de grandes respirations, ne rien laisser paraître. Elle inspira une grande goulée d’air et lui répondit, un peu trop fragilement à son goût même si une lueur de faroucherie l’animait.



- Je m’apprêtais à vous demander l’heure, mon bon seigneur. Y a-t-il un problème à cela?



Ha! ha! ha! Il l’aimait bien. Seulement avec ce caractère bien trempé. Non, il ne l’aimait pas. Il était fou d’elle, éperdu d’amour. Il se décolla, à regret, de cette masse si envoûtante, conscient qu’autrui zieutait en leur direction. Un immense sourire se peignit sur ses lèvres charnues, rayonnant d’un « je-ne-sais-quoi » intriguant. Vif comme l’éclair, Céruléen prit la belle par la taille, la souleva de terre et la percha sur la selle du destrier. Qu’elle était légère, la douce! Mettant un pied sur l’étrier, il s’y jucha à son tour, devant l’intrigante sauvageresse. Bride en main, yeux riant, euphorique d’une telle situation, il lui rétorqua :



- Nonante problème, chère demoiselle. Et pour vous, il est l’heure de fuir ces venelles puantes et purulentes de sales cabots! Accrochez-vous!



Son rire fusa dans l’air tandis que la monture se cabrait et filait, de ses lestes foulées, vers la cathédrale en construction. Rien ne servirait de repartir en sens inverse si le cheval ne pouvait aller de toute sa puissance. Le détour le plus court étant celui créant une clé autour du chantier en l’honneur de Dieu, Céruléen fonça à vive allure, la pauvre cramponnée à sa taille, ses ongles s’enfonçant dans sa chair. Il réprima une grimace, mais rien de plus. Pourquoi se lamenter sur une minime douleur lorsqu’une damoiselle est collée contre votre dos, que vous sentez son souffle dans le creux de votre cou? Un paradis et, pour une fois, ce n’était pas la représentante de la gente féminine qui lui courait après, mais lui, l’intouchable et capricieux Beauregard. La mer de personnes se scinda en deux comme dans un certain passage de la Bible. Moïse et ses hébreux marchant entre un océan brisé de par et d’autre. L’allée, vide, leur ouvrit la voie et, le cheval soufflant, il put diriger sa monture plus fermement.



Blanche le trouvait fou, tout simplement. L’entraîner dans cette cavalcade endiablée, elle qui n’est jamais montée de sa vie, sans son accort, la porter en un endroit quelconque inconnu de la sans-abri. Et elle devait se tenir comme une forcenée à un jeune homme de noble sang. Elle ne pouvait supporter cette adrénaline. Son cœur s’emballait par ce sentiment d’exquis supplice et de folie. Portée par les mouvements calculés du quadrupède ébène, sa généreuse chevelure flottant sur les parois du vent, Blanche se força à ne pas penser au monsieur entre ses frêles bras, à ce large dos chaud et réconfortant contre sa joue. Hormis le pépiement des oiseaux, le « clop clop clop » des sabots et le murmure assourdi de la foule derrière, elle pouvait entendre un son. Incessant, sourd, répétitif. Le son de son cœur battant à l’unisson avec le sien, tambourinement effréné en une parfaite symbiose. Inconsciemment, ce petit détail la calma. Il ne lui ferait point de mal, il ne le pouvait tout simplement pas. Son étreinte se desserra lentement, mais sûrement, malgré le souple galop qui ne ralentissait point.



Ils arrivaient à proximité du chantier de construction, amas de pierre et de poussière. Des doigts de roc commençaient à pointer vers le ciel leurs splendides flèches. Le flanc nord de la nef terminé, les ouvriers œuvraient à la fabrication du côté sud. Avec un peu d’imagination, on pouvait imaginer le sublimissime chef-d’œuvre avec ses vitraux colorés, ses arc-boutant, ses complexes chapiteaux et ses voutes en éventail. La Lumière de Dieu s’engouffrerait par les immenses fenêtres et caresserait la perfection. Depuis de nombreuses années, les gens de modestie revendiquaient une cathédrale. Non seulement pour l’honneur et pour la gloire, mais comme preuve de leur foi. Et ils allaient l’avoir. Au bout de dix, trente, cinquante ans, certes. Les travailleurs ne levèrent même pas la tête au son de la course déchaînée, leur tâche requérant une concentration dure comme fer.



Bouclant la boucle du détour, Céruléen fit faire un virage serré à son coursier, empruntant une route de terre battue. Celle si passerait devait la ferme des Dumoulin, contournerait le Lac aux Cygnes et aboutirait sur un pont-levis qui enjambait les douves d’une véritable forteresse. Hum, hum. La jeune fille apprécierait la vue, c’est certain, si elle n’avait jamais quitté son trou à rats. L’étendue d’eau était une fierté pour le seigneur, une précieuse richesse. Les cygnes, avec leur solennité habituelle, décrivaient à longueur de journées des sillons sur la surface miroitante du lac. À ce spectacle excessivement relaxant s’ajoutait le chant cristallin des oiseaux et le panorama d’un saule pleureur centenaire, ses branches caressant le bleu liquide. La nuit, des essaims de lucioles venaient éclairer, d’une lumière tamisée, les ailes de sœur Nuit.



L’écrasante chaleur créa des gouttes de sueur sur les tempes du guide, plaquant ses cheveux d’encre sur son front et sa nuque. Plus vite il arriverait à destination, plus vite il pourrait s’éloigner de la pucelle, supplice pour son cœur battant la chamade. Il pourrait enfiler des vêtements adéquats et quérir Bernadette – sa bonne – pour vêtir la sans-papier de jupons, de bijoux et de robes de soie. Ça lui faisait penser… Le bel homme ne connaissait pas son nom, à son invitée! Il le lui demanderait plus tard.



Toute cette herbe, cette air frais, ce firmament azurite dépourvu de nuages! La campagne! Incroyable! Un souffle de renouveau emplit les poumons de la jeune fille, qui avait lâché complètement la taille du seigneur et qui les étendaient vers la voûte céleste, et cria tout son bonheur, sa liberté retrouvée. Ce qui fit sursauter l’homme au bleu regard, soit disant passant. Blanche oublia momentanément qu’elle se trouvait sur un cheval, bête rapide, bien bâtie, qui fait rouler ses muscles sous sa robe luisante et qui se mouvait très, mais très rapidement. Elle admira le paysage de splendeur – sûrement plus majestueux en automne avec les couleurs chatoyantes – lorsqu’ils passèrent le Lac aux Cygnes. Oubliant aussi le noble sang du cavalier, elle l’interrogea timidement, de peur de l’offenser: « Mon bon monsieur, qu’est donc cet endroit avec le grand saule qui pleure une tristesse inconnue? »



Sa question le surprit, mais ne le montra point, restant concentré sur la trajectoire de sa monture. Plus que poète elle était. Un don omis digne d’une princesse. Elle tiendrait si bien ce rôle si seulement…



- Le Lac aux Cygnes, belle jouvencelle. En l’honneur des volatiles qui y passent le plus clair de leur temps. Ma plus grande fierté, vous savez? Mais je suis outré de savoir qu’on ne vous montre point les joyaux de mes terres, dans votre… chez vous.



- Quel joli nom! Vous avez d’autres noms comme celui-là, dans le coin? répliqua joyeusement Blanche, soulagée de son ouverture d’esprit.



- Ma forteresse, ou mon domaine, n’a pas autant de poésie à l’intérieur, mais sa renommée est supérieure. Tenez, voyez sa muraille! Au clair de lune, les pierres se teignent de reflets azurés. Les fenêtres, que vous pourrez apercevoir dans quelques instants, sont composées de vitraux ayant toutes pour teinte le bleu. Je ne comprendrai jamais pourquoi mes prédécesseurs l’ont baptisée Azuralis, finit-il par dire avec une pointe d’ironie.


Blanche laissa échapper un petit rire nerveux, mais se tut brusquement. La beauté irréaliste du bâtiment lui coupa le souffle, beauté tranchant majestueusement avec le paysage rurale des alentours. Baigné de la lumière lunaire, elle n’imaginait point la sublimité de celui-ci, si cela n’était que nimbé de soleil.



Ils arrivèrent au portail de fer, de chaque côté, surplombé de licornes figées par le roc blanc et patiné. Corne pointée vers le ciel, elles semblaient fragiles et vulnérables malgré leur prestance mythologique. La route de terre battue se changea en sentier pavé, aux reflets bleus, encore une fois. Il était fanatique de cette couleur fétiche ou quoi, le bel homme? Un valet à l’habit rouge – changement de ton! - et cheveux huilés vint leur ouvrir la grande porte noire avec une épaisse clé ancestrale. Le cheval piaffa, le serviteur salua humblement son maître, tandis que Céruléen le remerciait et demanda qu’un palefrenier emmène Ébène – sa belle bête de combat et de sortie – jusqu’à sa stalle en compagnie de ses camarades d’écurie. M. Beauregard descendit de selle, laissant la jouvencelle admirer le monde des riches. Ils marchèrent tranquillement, Blanche n’ayant pour souci l’appréhension de ce qui allait se produire. Une sale garce, en haillon, la chevelure emmêlée, le regard farouche quoique légèrement adouci par les formes de royauté, n’a point sa place sur la monture d’un seigneur. Déjà, nombres de visiteurs et domestiques tournaient la tête vers l’étrange duo, intrigués. Faisant fi de l’attention particulière que ses sujets lui portaient, Céruléen présenta sa paume vers la jeune femme qui avait ravi inconsciemment son cœur.




Gracieuse, telle une expérimentée en le domaine, Blanche glissa sa fine main dans celle tendue vers elle, puis descendit gracieusement de son perchoir. Un frisson lui parcourut le dos. Et il ne passa pas inaperçu par des yeux calculateurs du sir. Le palefrenier demandé les libéra du cheval et ils purent progresser poing fort sous main fragile. Céruléen, ses bottes claquant sur le pavement, lui sourit amicalement avant de lancer, joyeux comme un pinson : « Bienvenue chez moi! J’espère que ce n’est nonante dépaysant, damoiselle…? » Terminée sur le ton d’une question, elle laissait entendre, la phrase, que l’homme richement vêtu voulait le nom de son invitée. Elle hésita, mais ses barrières cédèrent sous l’emprise de son regard envoûtant. Comment avait-il pu, en quelques minutes, voler son cœur si intouchable normalement?



- Blanche, sir. Blanche.



Quelle belle appellation. Blanche. Un nom contraire à son physique, prometteur de surprises, représentant sa personnalité. Douce, timide, gracieuse… comme la neige floconneuse tombant sur leur tête en hiver. En apparence, rude, sans manière et sale. Le pouvoir des opposés, voilà ce que la jouvencelle représentait. Céruléen lui sourit gentiment, ses prunelles fiévreuses pour « on ne sait quelle raison ».



- Enchanté de faire réellement votre connaissance, Blanche. Si vous ni voyez point d’inconvénients, ma bonne s’occupera de vous.



En parlant du loup, une femme d’âge mur, rondelette et maternelle vint à leur rencontre, un plumeau en main. Son tablier recouvert de saletés, elle étreignit Céruléen entre ses bras potelés après lui avoir administré des bises sur toute la surface de son visage. Blanche observa la scène, spectatrice de cette marque d’affection maternelle et ne pipa mot. Le sir rougit, embarrassé d’un tel comportement en présence de la va-nu-pied. Bernadette était la mère qu’il n’avait jamais connue et cette dernière jouait avec ravissement son rôle. Ses petits yeux bridés se posèrent l’étrangère et elle arrêta son geste, demandant silencieusement à son supérieur la cause de cette jeune fille à ces côtés.



- Bernadette, puissiez-vous habiller convenablement mademoiselle Blanche, s’il vous plaît. Ensuite, conduisez-la vers la Salle aux Diamants.



Sur ce, il claqua du talon, s’inclina brièvement, son regard d’azur étincelant. Il demanda à son fidèle valet de chambre et ami, James Boisdechêne, de lui trouver ses vêtements d’apparat bleus, bien entendu. Avec cape de fourrure d’hermine teinte bleu nuit et quelques fanfreluches mordorés. Amis depuis leur plus tendre enfance, fils de paternels inséparables, ils avaient grandi ensemble. Jusqu’à la mort de Beauregard Père. Et ainsi le blondinet avait choisi de se mettre au service de son meilleur compagnon. Deux temps trois mouvements et le seigneur, accoutré comme souhaité, entra rapidement dans la salle de bal, communément surnommé la Salle aux Diamants. Rebec à la main, ménestrel prêt à la moindre demande, il se mit à tapoter du bout des doigts le bras de sa cathèdre, anxieux. Oui, anxieux il était! Avoir l’intention de faire danser une dame, ça va. Mais le faire, avec cet aimant qui le tirait vers Blanche, c’en était trop!

Pendant que Céruléen broyait ses pensées, Blanche s’extasiait devant la splendeur des tapisseries jusqu’aux plus insignifiant détails, laissant échapper par moments quelques exclamations. Guidée par la rondelette dame, elles se rendirent dans une chambre au massif lit à baldaquin, aux draps soyeux et, vous vous en doutiez, du douce couleur bleu ciel. Des lis embellissaient le dessus des tables de chevets au bois de merisier. Un parfum réconfortant embaumait l’air ambiant, un effluve capable d’apaiser tout les tourments. La tapisserie donnait un impressionnant sentiment de confort et de sécurité. Au domaine de Beauregard, on irait presque dire que les invités sont traités comme des rois. La garde-robe était remplie de jupons, corsets, culottes et de robes multicolores. Captivée par les tissus aux textures de toutes sortes, Blanche les examina avec minutie, tandis que Bernadette faisait chauffer de l’eau et remplissait la grande baignoire. Elle y déposa quelques pétales de rose, question de senteur. Ensuite, elle alla retrouver la jeune demoiselle lui proposa de se laver et d’enfiler une robe de son choix, avec autant de parures qu’elle le voudrait. Blanche la regarda, presqu’outrée.

- Je ne puis, madame! Ces vêtements ne sont pas pour moi, je ne suis qu’une tache à la réputation de monseigneur Céruléen…



- Mademoiselle, Céruléen m’a demandé de m’occuper de vous. Pensez-vous qu’il m’a fait cette requête en vous considérant comme telle? Non point! Alors, trêves de protestations et venez donc savourer ce bon bain chaud qui vous attend, répliqua la bonne, ses poings potelés sur ses hanches.



La fille aux longs cheveux ailes de corbeau la regarda, abasourdie par cette soudaine constatation. Ce pouvait-il que… Elle secoua la tête, chassant cette pensée incongrue de son esprit, et se déshabilla pour ensuite entrer dans le liquide revigorant. La bonne dame lui savonna les cheveux comme une princesse et les lui sécha avec un tissu de coton blanc. Ses muscles se détendirent, Blanche aurait pu passer sa vie ainsi, à savourer les gouttes d’eau glissant sur sa peau satinée. Mais comme tout bonheur ne dure point éternellement, elle dût s’extirper de la baignoire, se sécher et choisir ses habits parmi la panoplie à sa disposition. Jamais on ne lui avait autant donné de l’attention et voilà ce qui était dépaysant.



- Désirez-vous mes conseils en matière vestimentaire? Le bleu vous irait à merveille avec des cheveux comme les vôtre!



- Encore du bleu, madame? Ne trouvez-vous pas que monseigneur est un peu excessif avec cette couleur? rit Blanche de son rire angélique pendant qu’elle sélectionnait une robe simplette, sans ornement, avec les mêmes tons que ceux des draps de lit.



- Non point, puisqu’une personne excessive ne fait que montrer son amour à travers celle-ci. Nous y sommes habitués, nous, servantes et serviteurs.

Elle resta sidérée par ces paroles prononcées avec une adroite désinvolture. La jouvencelle ne fit point attention au corset qu’on lui mettait, qui oppressait sa poitrine, ni plus à la cage qui permettait de former un dôme avec ses jupes. Tout cela était inconfortable, mais elle allait survivre. Les mots de sagesse restaient encrés dans sa mémoire, repassant en boucle telle une monotone chanson. Bernadette voulut lui joindre d’enfiler des escarpins, mais la pauvre répondit par la négative. Elle souhaitait rester pieds nus, comme avant. Un point d’ancrage vers sa vie « normale ». Inaccoutumée par un tel comportement, la vieille femme de chambre sourit.



- Mademoiselle, veuillez me suivre. M. Beauregard vous attend à la Salle aux Diamants.

***


Blanche resta bouche bée, le souffle coupé. Sans se rendre compte que Céruléen s’avançait vers elle et la dévorait de ses yeux magnifiques. Du plancher de marbre blanc laiteux, un plafond à une hauteur vertigineuse, des verrières créant des puits de lumière, ceux-ci générant le scintillement des murs recouverts de diamants. Des diamants par milliers! La bouche comme un poisson rouge, elle ne changea point son expression faciale lorsqu’il remercia silencieusement Bernadette et priait le troubadour de commencer sa pièce. La musique du rebec déchira harmonieusement l’atmosphère, une ambiance propice au rapprochement d’un cygne et d’une fragile licorne.


Le sir s’inclina en pur gentleman devant cette chenille métamorphosée en un flamboyant papillon bleu. Elle revêtait une robe bleu chatoyant, sa tignasse d’encre encadrant son visage bronzé par le chaleureux astre du jour. Un pendentif représentant le mythique animal qu’est la licorne – étant aussi un symbole des armoiries des Beauregard – entourait son cou. Mais un détail clochait. Son intuition le porta à baisser les yeux et il tomba sur deux pieds nus! Cette errante se permettait donc un tel outrage dans sa demeure. Une erreur de cette ampleur doit être pardonnée, mais ce n’est qu’une jouvencelle à la grâce féline, pensa Céruléen. Attirante, envoûtante… À sa manière.



Plongé dans ses pensées, il n’avait pas vu Blanche sautiller gaiement et scruter avec minutie les pierres incrustées dans son grand trône. Il sourit, le regard pétillant. Elle ne connaissait rien de ce monde de riches, rien aux manières de politesse. Simplement celui de la robustesse et des cœurs d’enfant. Un atout si attrayant…




- L’endroit vous fascine, n’est-ce pas? questionna-t-il, un point amusé.

L’interlocutrice se redressa, embarrassée d’avoir faite autant preuve de sa curiosité. Ses joues s’empourprèrent légèrement, tandis qu’elle s’approchait tête basse. Comme un jeunot pris en faute. Ses pieds nus calmèrent la chaleur qu’elle ressentait au niveau du visage. Elle réussit à le fixer, de ses prunelles d’onyx, et à éructer :

- Oui, monseigneur.



- Oh. Cessez donc cette politesse. Pour une fois que je vois une personne aussi émerveillée et…

Voilà ma preuve. Notez, si cela vous en chante. <3
Anonymous
Félin Légendaire
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Lun 25 Avr 2011 - 9:14
C'est tout ce que je voulais savoir. Il te faut combien de temps en plus pour terminer? =)
Étoile de Foudre
Date d’inscription : 05/02/2011
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Invité
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Lun 25 Avr 2011 - 12:58
Je n'en sais rien. Avec l'école, je n'ai plus trop le temps. Penses-tu pouvoir noter avec cela? ^^
Anonymous
Invité
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Lun 25 Avr 2011 - 13:25
C'est pas juste, je voulais la suiiiiiiiiiiite T_T /PAN/

*sors*
Anonymous
Invité
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Lun 25 Avr 2011 - 14:13
Ha! ha! Sincèrement?
De toute façon, je risque de poster le premier chapitre complet dans les fanfictions (même si je prévois la publier en bouquin).
Contente que tu aies aimé, Crépu! <3
Anonymous
Invité
Invité
Lun 25 Avr 2011 - 14:21
Si tu le publies en bouquin, je veux être la première informée, pour être la première à l'acheter *O*
Tu me mettra dans les remerciements, hein ? C'est grâce à moi que tu as écrit ce texte, je te rappelle ! /PAN/
Anonymous
Invité
Invité
Lun 25 Avr 2011 - 15:02
Ha! ha! Oui, bien sûr.
Surtout pour les remerciements. <3
Anonymous
Invité
Invité
Lun 25 Avr 2011 - 15:05
J'ai imprimé ton texte & je suis en train de le lire et le relire. x3
Je ne m'en lasse pas. <3
Anonymous
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