Le concept du forum se base directement sur le roman La Guerre des Clans d’Erin Hunter. LGDC Warriors dit « LW » a été fondé en 2007 par Étoile Noire, et il continue aujourd’hui de vivre grâce à ses infatigables membres toujours aussi déjantés ! Incarne un chat sauvage et rejoins l’un des quatre Clans de la forêt de Cerfblanc. Quel que soit ton choix, sois prêt à te battre pour ta tribu, chasse pour elle, rencontre les autres félins et marque de ta patte l’histoire des Clans ! LGDC Warriors est un forum RPG félins qui demande un minimum de 7 lignes par réponse. N’hésite pas à profiter également de la Chatbox et des différentes catégories hors-rp que propose le forum. Rejoins-nous vite, tu ne le regretteras pas !
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L'avenir s'enracine toujours dans les méandres du passé.| PV Nuage du Crépuscule |
Invité
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Mer 4 Mai 2011 - 18:10
L'avenir s'enracine toujours
dans les méandres du passé.

*
* *


~Une ombre qui se détache sur l'aube aux cheveux bouclés. Ses pas sur le sol jonché d'éclats de verre, se font aussi muets qu'une plume d'ange qui atterrit sur l'ingrate terre. Une plume qui parmi tant d'autres a choisi la mauvaise destination. Comme un naïf touriste qui se fait bêtement arnaquer. Une plume qui, des plus douce soit-elle, ne connaît rien à l'infâme violence de notre terre endeuillée. Endeuillée par toutes les morts des anges qui atterrissent sur elle. Des morts causées par les hommes, ses enfants. Le soleil levant, ses rayons jetant une ombre funeste sur les branches des arbres. Sa couleur vermeille qui inonde le paysage matinal, telle une gigantesque flaque de sang. Qui un jour, Pluie d'Anarchie l'espère, se teintera du sang de ces hommes. De ces machiavéliques tueurs. Le vent balaie quelques herbes défigurées par la déshydratation. Comme pour balayer les propos de la guerrière. Comme pour chasser la plume qui s'est inconsciemment posé sur notre terre, notre planète, dans notre horrible mare de sang. Les ailes des anges qui depuis longtemps se sont teintée d'écarlate. Comme lentement le corps de la défunte agglutiné dans une belle toile pourpre, prise au piège. Était-ce un ange elle aussi ? En tout cas c'était son ange, et à elle seule. Malheureusement par les fusils des bipèdes elle s'est enfuie. Comme délivré de notre étreinte terrestre. Comme libéré d'un enclos sans rêve. Elle qui aimait rire, elle qui aimait vivre malgré notre fade existence, elle qui, si elle était encore là, aurait empêché sa fille de foutre sa vie en l'air.

~Pluie d'Anarchie continu de marcher le long des vieilles constructions humaines. Elle ressent une légère douleur au niveau de son coussinets avant droit. La bicolore s'assoit fébrilement et laisse le sang couler se son entaille. Le sang qui coule sur les herbes éparses et sèches lui fait penser à toi, toi qui était la seule à profiter de nos merveilleux cadeaux, les seules belle chose de notre répugnante atmosphère. La pluie et ses bienfaits, les rayons de l'astre brûlants se laissant filtrer par le rideaux de gouttelettes qui venait s'abattre sur notre planète bleue. Le sang coule et bientôt la chatte noire et blanche ne s'en aperçoit même plus. Elle laisse le filet de liquide vitale se déverser entre les bout de verre tranchants. La douleur qu'elle contient dans son cœur est beaucoup plus tenace, beaucoup plus forte. Beaucoup plus têtue. Comme une sale tâche de graisse qu'on arrive à enlever d'un vêtement. Les globules rouges continuent de se répandre sur le sol, asséché par l'hostile chaleur du soleil. Décidément Pluie d'Anarchie n'aimera jamais le soleil. Jamais. Elle décide enfin de nettoyer sa plaie. Comme en rechignant elle commence à la lécher. Parfois elle se demande si elle est masochiste. Même si à mon avis elle veut surtout éprouver ce qu'injustement sa mère à ressentit, ce qu'injustement elle n'a pas pu ressentir. Elle qui aurait donné son âme pour son doux ange. Elle qui aurait préféré mourir que vivre sans toi.

~La filet de sang finit par se tarir, et seules quelques flaques au sol démontrent que la guerrière s'est entaillé. Elle se relève et se met à courir frénétiquement. Elle n'essaye pas d'éviter le verre brisé qui a la mystérieuse couleur d'un vieux sapin. Cette couleur verte, la couleur de tes yeux, qui faisait flancher n'importe qui les contemplaient. Cette étrange couleur, mêlé de tristesse et de pleurs. D'un horrible cercle vicieux. « Je pleurs parce que j'ai peur, j'ai peur parce que je vis, je pleure parce que j'ai peur de vivre. » et ça jusqu'à l'infini sans jamais en voir le bout, sans jamais trouvé la cause. Mais la cause c'est toi. Toi, qui ? Toi a qui appartient les yeux couleur de sapin de noël. Les coussinets endoloris d'avoir couru si vite, la chatte sans couleur reprend contenance, et d'un brusque mouvement de tête, fait virevoltait les larmes amères qui avaient osées coulée de ses yeux. Larmes qui laissaient ses yeux bizarrement luisant et creusaient des sillons de regrets sur son pelage aux deux couleurs. Elle s'arrête soudain immobile. Une silhouette noire s'avance entre les infernales constructions. Son regard comme deux perles flamboyantes viennent embraser Pluie d'Anarchie. Clan de l'Ombre. La chatte lui semble familière.

<< Bonjour Nuage du Crépuscule. >>


~Elle avait une très bonne mémoire. Sa voie ne trahit aucune émotion. Elle reste neutre, d'un calme sinistre d'une marbrure insolente.
Anonymous
Invité
Invité
Ven 13 Mai 2011 - 13:56
L.a vie est un éternel recommencemen.t...



    Nuage du Crépuscule émergeait silencieusement des brumes apaisantes du sommeil, chassant le brouillard qui lui emprisonnait l'esprit et l'empêchait de penser correctement.
    Penser, en cet instant, elle n'en avait pas besoin. Se lever, faire sa toilette, faire le tour du camp dans le but de soigner ceux qui en avaient besoin, manger un morceau, tant de tâches si familières qu'elle les exécutais désormais sans réfléchir, comme un automate. Et, comme un automate, elle ne parlait pas, ne pensait pas, elle se contentait d'agir.

    D'humeur habituellement joyeuse, l'apprentie-guérisseuse était aujourd'hui d'un bien morose état d'esprit. Ayant fini ses tâches matinales quotidiennes, elle s'installa à l'ombre d'un pin et se mit à réfléchir au sens de la vie. De sa vie. A quoi servait-elle ? Pourquoi vivait-on ? Tant de questions sans réponses se pressaient dans son esprit. Oui, à quoi bon vivre, alors que de toute manière, on sera bien obligé de mourir un jour ?
    Ce qui fait toute la beauté de la vie, c'est que chaque jour se différencie des autres ; or, pour Crépu, tous les jours s'enchainaient selon une suite logique ; et tous les jours, c'était visite aux anciens pour soigner leurs articulations, c'était cueillette d'herbes médicinales, c'était apprentissage des plantes. Rien ne venait troubler cette pesante monotonie. Quelquefois, elle allait rendre visite à son compagnon, Nuage de Lumière ; parfois aussi, elle tentait de se lier d'amitié avec d'autres apprentis. Mais au fond, c'était toujours la même chose, à quelques détails près. La vie de la jeune guérisseuse était d'une monotonie assommante, voilà tout.

    La minette noire n'affichait plus désormais une moue résignée, mais bel et bien une moue dégoûtée. Dégoût de la monotonie de la vie. Dégoût des jours qui s'enchainent et se ressemblent tous. Dégoût de tout.

    Crèp. Jeune chatte habituellement pleine de vie. Eh bien aujourd'hui, elle en avait marre. Marre de suivre la route que les ancêtres avaient tracée pour elle. Marre d'obéir à son mentor tyrannique. Aujourd'hui, ce ne serait pas une journée comme les autres ; aujourd'hui, elle allait faire quelque chose d'inédit. De jamais vu - du moins de la part de la sage et docile Nuage du Crépuscule, l'ex-solitaire ayant fait le choix de rejoindre le Clan de l'Ombre...
    C'est ainsi que, sans un regard en arrière, sans prévenir personne, elle sortit du Camp, bien décidée à s'éloigner le plus possible, pendant au moins une journée entière. Cela mettrait un peu de piment dans sa vie monotone. Une aventure, en quelque sorte. Fière d'elle, l'apprentie-guérisseuse quitta son Territoire, la tête haute.

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Ses pattes menues martelaient doucement le sol d'herbe douce. Sa queue se balançait de droite à gauche, trahissant sa nervosité et sa peur. Néanmoins, pour rien au monde elle n'aurait avoué qu'elle ressentait la moindre crainte. Elle essayait de la refouler au mieux ; après tout, c'était une expérience inédite, pas question de la gâcher avec des craintes - injustifiées, qui plus est !

    Pendant que la minette noire se concentrait sur ses sentiments, essayant de neutraliser l'angoisse qui lui faisait un nœud dans l'estomac, elle laissait ses pattes la guider à travers la forêt ; elle avançait à petites foulées, respirant à peine, admirant chaque arbre, chaque brin d'herbe inconnu. Bientôt, la nervosité céda sa place à l'émerveillement : toutes ces choses inconnues lui faisaient tourner la tête !
    Mais elle n'était pas assez loin du camp, elle ne pouvait se permettre de s'arrêter ici pour observer le paysage tout en bayant aux corneilles. Ce serait trop facile ! Alors, la jeunette pressa le pas, et bientôt, elle se mit à courir à travers la forêt, foulant à peine le sol de ses pattes. Elle se sentait légère, légère... le paysage défilait à une vitesse inouïe sous ses prunelles ambrées. Elle n'avait pas le temps d'observer chaque détail du merveilleux panorama qui s'offrait à elle, et elle avait décidé de ne s'arrêter que quand elle serait épuisée, achevée, à bout de souffle. Pour l'instant, elle tenait ; courir la revigorait, lui rendait tout son bonheur et sa joie de vivre. Malgré elle, la jeune guérisseuse jubilait : elle s'était lancé un défi, et était en train de le relever avec brio ! Elle était vraiment fière d'elle.

    Mais vint un moment où, à bout de souffle, la jeune ex-solitaire se vit dans l'obligation de s'avachir sur le sol dur, essoufflée. Elle ferma les yeux, mais dressa les oreilles, à l'affut du moindre bruit, et fronça le nez, à la recherche de la moindre odeur inconnue.

    Soudain, un fumet, suivi de peu d'un léger grattement sur le sol, lui parvint aux oreilles. Courageusement, Nuage du Crépuscule se redressa pour voir de quoi il retournait. Suivant une piste invisible, elle finit par déboucher dans un endroit parfaitement inconnu, mais qu'on lui avait souvent décrit : Les Vieilles Serres. De grands abris de verres, abritant encore quelques plantes défraichies, parcouraient les alentours. Crépu trouvait à cet endroit quelque chose de magique, de majestueux ; elle n'aurait su expliquer pourquoi exactement.

    Soudain, la jeune guérisseuse aperçut, non loin, une chatte bicolore aux magnifiques yeux bleus ; elle sentait le Clan du Tonnerre à plein nez. Vraisemblablement, c'était d'elle que venaient le léger bruit et l'odeur étrange que Crèp avait sentie tout à l'heure...

    << Bonjour Nuage du Crépuscule. >>

    L'ex-solitaire fut étonnée : comment cette inconnue connaissait-elle son nom ? Puis, en la détaillant de la tête aux pattes, le pelage bicolore de la femelle, ses yeux azur, lui dirent vaguement quelque chose. Elle devait déjà avoir croisé cette chatte. Mais où ? Et quand ? Et surtout... qui était-ce ? Elle n'avait pas l'air hostile, sinon elle se serait adressée beaucoup plus rudement à l'apprentie-guérisseuse. C'était déjà ça de gagné.

    La minette noire fouilla désespérément sa mémoire, à la recherche du nom de cette gracieuse féline. Elle l'avait complètement oublié... elle se sentait bête et honteuse.
    Soudain, alors qu'elle commençait inexplicablement à paniquer, que son souffle se faisait de plus en plus court, elle se souvint. Et alors, dans un murmure rassuré que l'apprentie tentait de rendre neutre, elle souffla :

    - Bonjour à toi, Pluie d'Anarchie. Que fais-tu là ?

    Nuage du Crépuscule espérait de toutes ses forces que la guerrière n'avait pas senti la légère nervosité qui pointait dans sa voix.

[Désolée, c'est médiocre. T_T]
Anonymous
Invité
Invité
Sam 14 Mai 2011 - 10:41
| tellement médiocre que c'est super x) bref surtout ne te presses pas pour répondre x__x |

Parfois dire la vérité suffit,
arrêtons les cachotteries.

*
* *

~L'apprenti au pelage aussi noir que le charbon semblait étonnée. Elle passa ses beaux yeux ambrés le long du corps de la bicolore et la détailla de la tête jusqu'au pattes. Passant par ses yeux couleur de glace et sa robe tacheté. Elle paraissait essayer de se souvenir de quelque chose, et sa réflexion fit quelque peu sourire Pluie d'Anarchie. Un sourire fugace fleurit sur ses babines, sourire qu'elle effaça rapidement, espérant que Nuage du Crépuscule n'ait rien remarqué. Pluie d'Anarchie, une chatte ou un coup de vent ? Celle qu'on rencontre comme ça et qui repart telle une bourrasque fraîche et humide. Une chatte avec qui on se posait encore plus de question quand on venait de lui parler, et elle de vous répondre. Une chatte mystérieuse qui n'aimait guère la compagnie. Mais avant tout cela, un cœur fauché par la vie, comme un corps écrasé sur un chemin du tonnerre. Un cœur rigide et fermé, dans un corps amorphe et léthargique, un cœur enfermé et un corps, tous les deux dirigé par un esprit qui aurait voulu mourir. Une âme qui aurait voulu resté immaculé, et qui malheureusement n'a réussi qu'à noircir son cœur. C'était un portrait sinistre de la gracieuse féline, un portrait qui malgré tout était véridique. Une pauvre chatte touché par la mort et maintenant emprisonné par la vie. Finalement la mort un échappatoire, qu'elle ne pouvait atteindre.

~Pluie d'Anarchie redressa la tête, sortant des troubles pensées qui commençaient à englué son esprit, et fixa elle aussi l'apprentie guérisseuse. Elle était noir, son poil aussi foncé qu'un bout de charbon ou qu'un morceau d'obsidienne. Ses yeux flamboyants et ambrés, telles un soleil qui se noie dans l'eau vagabonde. La pauvre chatte de l'ombre cherchait encore et encore, sûrement honteuse de ne pas se souvenir du nom de l guerrière à l'état mi-comateux. Elle paraissait commencer à paniquer car son souffle devenait de plus en plus court, et l'air moite ne devait pas l'aider. Comme si quelqu'un venait de lui lancer soudainement un seau d'eau glacé, les yeux de Nuage du Crépuscule pétillèrent de soulagement. Et dans un murmure rassuré que l'apprentie essayer de rendre invisible, espérant que son silence n'avait pas été trop révélateur, elle souffla :

<< Bonjour à toi, Pluie d'Anarchie. Que fais tu là ? >>

~Qu'allait elle répondre à cette question ? Que la vie lui pesait ? Qu'elle aimerait bien mourir ? […] Pluie d'Anarchie laissa ses pensées l'envahir, comme on aurait laissé la porte ouverte d'une cellule de prison. Les pensées affluèrent telles un amas de poussières que la vie avait consumé. C'est à toi qu'elle pensait, toi enfermé dans ta mort, une punition que la cruauté t'avait infligé. Mais finalement, toi qui voulais vivre, toi qui aimait vivre malgré tout... Pour toi, la mort n'était elle pas une façon de se délivrer mais sans être lâche … ? Jamais tu n’aurais voulu mourir, tu aurais préféré te faire écrasé mille fois par un monstre des bipèdes et survivre, que de faillir à ta tâche. Tu n'avais pas aidé un peuple, ni une planète, et tu n'avais même pas su apprendre correctement à aimer la vie à une seule personne. Ta propre fille. Une fille qui te vénérait plus que tout, qui t’idolâtrait et qui devenait de jours en jours de plus en plus fanatique. Même à elle tu n'avais pu apporter la paix. Car aujourd'hui que tu n'es plus en ce bas et horrible monde, la guerre tiraille son corps et ses sentiments, une guerre acharné contre sa volonté de mort et son corps qui voulait vivre. Le tout recouvert comme un suaire qui cachait tout. Vraiment tout. Un masque de marbre et un mur érigé qui arrêtez les autres arriver à son cœur, et dans l'autre sens, que tous sentiments la traversent. Mais finalement pourquoi ne pas opter pour la réponse facile ? Dire quelque chose de vrai pour une fois. Le regard jusque là vague et incompréhensible de la guerrière, revint se posé sur Nuage de Crépuscule, comme si la raison l'avait de nouveau habité. Ce regard terne et à la fois brillant, qui avait commencé ce lourd silence, et qui maintenant invitait à y prendre fin. Pluie d'Anarchie pencha la tête sur le côté, comme elle le faisait habituellement pour répondre à une question. Quelque chose qu'elle continuait à faire, parce que toi même tu le faisais. Et d'une voix sincère et pour une fois presque douce, un ton qui voulait dire que personne ne pouvait la comprendre, elle dit :

<< Je marche au gré du hasard, laissant le chagrin m'emporter.
Je laisse la léthargie me guider dans un monde
à mes yeux complètement éthéré. >>

~Est ce qu'un jours elle arriverait à expliquer ce qu'elle ressent ? A revivre, a renaître ? Même si finalement elle n'aura jamais quitté cette existence … ? Pourra t-elle arrêter de cacher ses propres sentiments pour s'ouvrir enfin aux autres ? Un fois dans sa vie elle avait été sincère [...] Tout cela est la même histoire mais pas au bon moment. Attendons plutôt la réponse de Nuage du Crépuscule...
Anonymous
Invité
Invité
Ven 27 Mai 2011 - 19:36
¤ N u a g e d u C r é p u s c u l e
J.e s.a.i.s c.e q.u.e t.u r.e.s.s.e.n.s . ~

<< Je marche au gré du hasard, laissant le chagrin m'emporter.
Je laisse la léthargie me guider dans un monde
à mes yeux complètement éthéré. >>

Réponse confuse, sinon incompréhensible ; apparemment, Pluie d'Anarchie aimait parler par énigmes. Cependant, pas besoin d'être un mage pour comprendre que ces paroles dissimulaient un profond mal-être ; et Nuage du Crépuscule savait exactement ce que ressentait la guerrière, pour l'avoir vécu elle-même... cet impression de vide, de tristesse constante, cette impression que la vie n'est qu'une longue bataille inutile... oui, elle connaissait cela. Mais elle, contrairement à son aînée, avait réussi à surmonter cette tristesse, ce mal-être, depuis qu'elle avait rencontré Nuage de Lumière, ce bel apprenti du Vent, le père des chatons qu'elle portait dans son ventre depuis peu. C'était lui qui avait donné un sens à sa vie, c'était lui qui lui avait donné l'envie de vivre, lui, et lui seul, qui lui avait fait comprendre que cette Terre était faite pour l'accueillir.
Ne sachant que répondre, Crépu se contenta d'avancer vers Pluie d'Anarchie jusqu'à frôler son beau pelage et, dans un geste d'amitié et de pure compassion, elle enroula sa queue noire autour des pattes de la guerrière, tentant de lui transmettre toute sa compassion. En cet instant, le sentiment qu'elle éprouvait était des plus purs : la compassion, l'envie d'aider. Mais comment ?
Les deux chattes restèrent longuement ainsi, presque l'une contre l'autre, à regarder dans la même direction, telles deux amies de longue date. D'ailleurs, ces deux minettes auraient pu être amie, si elles n'avaient pas été aussi différentes... quoique la différence n'est pas forcément un obstacle, au contraire.
Le calme et le silence régnait en cet endroit, où seuls le bruissement du vent et le souffle régulier de Nuage du Crépuscule et de Pluie d'Anarchie se faisaient entendre ; ce fut Crèp qui, voulant réconforter son aînée, rompit ce silence presque enchanteur.

« Tu sais, je comprends on ne peut mieux ce que tu ressens. Je suis déjà passée par une période comme celle que tu endures en cet instant… parfois, il suffit d’une personne ou bien d’une parole pour s’extirper de ce mal-être intérieur. »

L'apprentie-guérisseuse aurait ô combien voulu se confier à la guerrière en ce qui concernait son amour interdit avec l'apprenti du Vent... mais elle ne pouvait s'y résoudre. C'était son petit secret à elle. Et puis, imaginons que Pluie d'Anarchie répète cette histoire à son chef, qui irait ensuite tout révéler à Étoile Infernale ? Ce serait catastrophique, et la minette noire devrait certainement se résoudre à reprendre sa vie de solitaire... non, non, non, elle ne pouvait tout simplement pas ! Et puis elle n'allait pas gâcher ce moment "d'amitié" avec des confidences, sommes toutes assez inutiles...
Anonymous
Invité
Invité
Dim 29 Mai 2011 - 14:08
| Super ^^ je met juste le titre j'édite c'taprem ou demain =) |


La vie est passée,
l'existence s'est écoulée,
comme si ta mort n'existait pas [...]


*
* *

~P
our une fois Pluie d'Anarchie parut être comprise. Comme si nuage de crépuscule pouvait regarder au delà des mots, comme si elle pouvait voir la détresse s'élever de la bicolore comme la fumée d'un feu. Bien sur pas de fumée sans feu. Le feu, quelque chose de trop beau pour le laisser mourir, une adoration sans borne et un amour absolue, mais trop monstrueux pour qu'on le libère, une haine intarissable et une sombre folie. Derrière tout cela, un corps englué de sang qui par contre n'a pas taché ses ailes. Ou pas. Pour une fois quelqu'un pouvait voir le profond mal-être qui s'installait comme un gouffre de souffrance dans son corps. Cette chatte qui parlait, qui disait des choses qui semblait incompréhensible pour celui qui ne veut les comprendre, un SOS muet, qui espère un jours être perçu. Nuage de Crépuscule pouvait la comprendre, elle pouvait le sentir. Ressentir au fond de son corps que tout est perdu, que seule la tristesse ne s'échappe pas de son corps. Penser que la vie est une longue bataille inutile qui ne mérite pas d'être vécu. Et toi pourtant il y a si longtemps, toi qui malgré le désespoir et l'atrocité voulait vivre plus que tout. Ta fille qui voulait absolument suivre tes pas, mais qui malheureusement n'as réussi qu'à noircir son chemin. Mais cela faisait tant de lunes que Pluie d'Anarchie s'enfermait dans son deuil sans but, comme si elle ne pouvait en sortir, ou plutôt comme elle ne voulait en sortir. Pourtant son compagnon avait éveillée en elle de l'espoir, même si cet espoir avait été mangé par son dévouement, et surtout, la promesse de ne jamais te trahir. De ne jamais être heureuse alors que tu est morte. Car sa maladie, ce qui l'empêchait d'avancer, c'était de vivre alors que toi tu est morte. Elle n'était pas malade de la vie, juste dégoûtée. Mais pour Nuage de Crépuscule, cela semblait différent. Pluie d'Anarchie sourit pour elle, elle était sincèrement heureuse que l'apprenti guérisseuse est retrouvée le bonheur de vivre. Même si la bicolore détestait les gens heureux, elle ne pouvait haïr la minette au pelage noir. Mais au fond elle l'enviait, ce n'était pas de la jalousie, plus du remord, d'avoir un jour aimé à en mourir. Se dire que pour elle, tout était perdue.

~Parfois les mots ne servent à rien. Et Nuage du Crépuscule semblait avoir compris cette notion. En même temps, que dire à Pluie d'Anarchie ? Pas encore un de ces mensonges qui pour elle sonnait complètement faux. La chatte s'avança alors vers la bicolore, frôlant de son pelage d'obsidienne la fourrure noire et blanche de la guerrière au cœur d'acier. Elle trouvait en cette chatte de la compassion, et non de la pitié, quelqu'un qui voulait consoler par sa présence et non essayer de comprendre ou de donner des conseils inutiles. Une amitié i était né entre elles deux, une sorte de confiance, qui s'était épanouie comme une rose. Elle enroula sa queue noire autour des pattes de Pluie d'Anarchie, comme pour l'aider, comme pour mener ses pas vers un monde meilleur. Elles restèrent longtemps, ainsi, collées l'une contre l'autre. Le silence n'était pas pesant, juste nécessaire, et dans le cœur de Pluie d'Anarchie, son féroce égoïsme s’effaça quelque peu, elle qui avait chassé de son corps toutes relations quelconque, venait de comprendre que sans personne elle ne pouvait pas vivre entièrement. Car avec toi elle mourrait, seule elle survivait, mais pourtant elle avait besoin des autres pour vivre. Les deux chattes regardait dans la même direction, comme si Nuage du Crépuscule montrait à Pluie d'Anarchie un espoir proche, mais qui lui semblait lointain. Bientôt on entendait plus que le léger bruissement du vent dans les feuilles et la respiration régulière des deux chattes. La bicolore ravala tant bien que mal les larmes qui voulaient s'échappaient de ses yeux froids, et ce fut la petit guérisseuse qui rompit le silence enchanteur, voulant sûrement rassurée son aînée. Elle dit :

« Tu sais, je comprends on ne peut mieux ce que tu ressens.
Je suis déjà passée par une période comme celle
que tu endures en cet instant…
parfois, il suffit d’une personne ou bien
d’une parole pour s’extirper de ce mal-être intérieur. »


~Que répondre à cela ? Qu'elle était confrontée au vouloir et au non vouloir ? Nuage du Crépuscule semblait vouloir rajouté quelque chose, mais elle ne le dit pas, comme si elle ne voulait pas gâché cet instant de nouvelle amitié. Enfin si elle ne le disait pas, elle devait avoir ses raisons. Combien de choses Pluie d'Anarchie ne dirait elle jamais et à personne ? Toutes ces choses qu'elle te disait à toi même si tu ne pouvait l'entendre... Combien ? Elle te disait tant de chose, mais la seule paroles qui comptait, la seule chose que tu devait entendre... Je t'aime. Mais à quoi cela sert il de dire quelque chose d'évident ? Tu le sais, pourquoi ne pas dire plutôt : je suis désolé de ma gâcher la vie, je suis désolé de t'avoir menti, je suis désolé de ne jamais être moi-même... Je suis désolé d'être égoïste, et surtout, je sus désolé d'être ce que tu ne voulais pas. Mais aussi : je m'esxcuse, mais je ne peux pas changer ?Mais elle ne pouvait dire tout cela, tout ce qui lui pesait sur le cœur. Alors elle dit plutôt, dans un semblant de vérité :

<< Mais le problème, c'est que même si je le veux,
je ne le veux pas, je veux souffrir car c'est comme ça
que je veux me souvenir d'elle,
je ne peux trouver ma réponse ou ma rédemption
dans un être ou dans une parole,
la clé de mon problème, c'est moi qui la détient,
malheureusement, je ne veux pas me la donner. >>


~Pluie d'Anarchie fermé les yeux sur son regard humide, laissant son visage être labouré par le vent.
Libre.




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