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Un monde éphémère à tes yeux || Symphonie des Coquelicots & Valet de Pique
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Dim 25 Sep 2011 - 17:22
Un monde éphémère à tes yeux || Symphonie des Coquelicots & Valet de Pique Sans_t13


Tu t'en vas. La mélopée qui t'obsède, ton coeur t'obsidienne. Bat en rythme avec tes longues foulées. Crispent le sol desséché. Et le vent d'automne qui laboure le parterre sanguinolent. Ou tes yeux ne se posent même plus. Que pour voir ces corbeaux invisibles se régaler des chairs. Ô noirceur ! Pourquoi as-tu rependu les ténèbres sur ce diamant éphémère ? Il y a au loin cette lumière qui flâne, attendant le point du jour. Il y a cette ombre tapit, qui attends le crépuscule puis la nuit. Il y a ce monde étranger, que personne ne connait. Il y a ces mots qui sanctionnent. Qui font plus mal que les actes. Il y a ce monde emplit d'injustice et de violence. Il y a ce monde perdu enfouit dans ton coeur. Il y a cette vie putride qui sème des cadavres à chacun de ses pas. Et tu regarde les corps qui choient à tes côtés. Sans rien pouvoir faire. Sans rien pouvoir dire. Tu pars. Connards de Souvenirs.

***

Un nouveau jour se lève. La sueur poisse ton pelage blanc et fantomatique. Cauchemar après cauchemar, mensonge après mensonge. Désillusion après désillusion. Renouveau. Tu regardes sans comprendre les oiseaux qui chantent sur les branches des arbres. Au loin le brouillard de l'aube aux cheveux bouclés se dissipe. La terre est froide, imprégnée de la pluie nocturne. Tel un spectre aux yeux vide de sens tu sors de la tanière. Sans un regard pour personne tu t'en vas. Tu reste le poitrail en avant, la tête haute et la queue dressée. Tu ne te prends pas pour n'importe qui dis moi. Quand tu traverse enfin la barrière qui te sépare de cette amère liberté, tu t'assois à l'ombre d'un buisson. Tu regarde le ciel de tes yeux mornes. Une larme invisible, une larme qui n'existe pas. Un filet limpide qui ne coule plus, s'écrase lentement sur ton pelage. Tu lustres ton poil sans couleur, sans envie, d'un geste machinal. Tel un automate, tel une carte, tel un pion. Comme le pantin désarticulé que tu es devenu. Salope de destinée.

Le ciel est devenue pourpre sous les rayons incandescent du soleil. Le ciel semble saigner tout le sang de son infinie corps. Le ciel semble saigner me dis-tu. Comme ton coeur qui s’englue chaque jour un peu plus dans le sang de ses propres plaids. Tu entends la faucheuse tout près de tes oreilles dressés qui passe avec gourmandise. Pourquoi ne t'emporte t-elle pas ? Toi qui n'attends que ça ? Tu vois par là-bas les âmes qui s'envolent sans un cri, sans un bruit. Les os qui se brisent et les corps qui pourrissent. N'est-ce pas écoeurant ? Mais tu aimes cela non ? Tu avais si peur de cette scène d'apocalypse qui t'obsède depuis si longtemps. Oh oui tu en avais peur ? Et au fond tu en as toujours peur non ? Tu cache ta peur dans tes désirs. Tes désirs de vengeance, de sang et de meurtre ? tu ne sais pas. Tu caches tes peurs dans les désirs. Tu chutes incessamment dans le tourment de la désillusion. Tu es en manque, comme drogué. En manque de tes mensonges. mensonges qui te tiennent debout. Ta vie actuelle est un mensonge. Tu te mens tellement que tu ne sais plus qui tu étais avant. Tu ne sais plus comment tu t'appelais avant. Mais tu t'en fous n'est-ce pas ? Parce qu'au fond les souvenirs de ce que tu as fais et de ce qu'on ne t'a pas fait subsistent. Pétasse de vie.

Tu te lèves. Plus tu t'éloignes du camp plus ton corps s'affaissent et ton regard traîne pitoyablement sur le sol. Un profond malaise s’empare de toi. La seule chose dont tu as envie c'est de mourir pas vrai ? Tu aimerais être le maître des illusions. Tu aimerai sortir de ta cape une envolée de colombe. Tu aimerais faire apparaître au loin un arc-en-ciel éclatant. Tu aimerai pouvoir. Mais tu ne peux pas. pourquoi ? Parce que tu n'y crois pas. Tu te bloque toi même dans ce carcan sans rêve sans espoir, où l'illusion est reine et le mensonge sème le chaos. Car tu le sais n'est-ce pas ? Cela fait bien longtemps que tu te résous à cette vie discordante. Tu n'attends plus rien, ni de la vie, ni des gens en général. Et maintenant, sombre égoïste, quel est ton seul plaisir ? Écrasé dans ta patte les coeur volubiles des félins trop sensible. Plaisir sournois qui ne t'apporte même plus de plaisir. Il entache tes manches d'un trait à la couleur pourpre. Tu éclabousse ton pelage du sang qui gicle, créant sur tes poils blanc un tableau digne d'un peintre en pleine dépression. Rouge. Rouge, ta vie est rouge. Ta vie est noir. P.utain de passé.

Tu t'enfuis. Tes pas martèlent le sol et créent une cadence infernal au creux de tes oreilles. Pourtant le temps continue de t'étouffer pas vrai ? La terre continue sa course autour de l'astre qui n'éclaire plus ton coeur. Le passé est trop loin. Le présent est trop dur. Tu erre en ceci, et si ton tort est prouvé, tu n'as jamais écris, tu n'as jamais aimé. Le passé influence trop le présent me dis-tu ? Oui ? La vie t'emporte, le futur n'est pas immuable ? Le futur est le futur aujourd'hui nous sommes le présent. Qu'importe, l'espoir et loin et l'avide amertume qui te ronge, le doute incessant qui te tue. L'incertitude qui te traque en une cavalcade effrénée. Qu'est la vie qu'est la mort maintenant ? Plus rien ? En es-tu bien sur ? Fini. Maintenant que tu es devant cette vaste étendue verdâtre tu ne sais plus quoi faire. Les marécages semblent s'étendre à l'infini devant toi Valet de Pique. Et tu restes les bras ballants sans savoir quel comportement adopter. Alors tu t'assois. Ici tu peux être toi même. Le petit chaton égaré et abandonné dans son coin. Tu pleure. Tu regarde les arbres bordés les eaux marécageuses et tu te demande si la nature en a quelque chose a foutre de vos stupides vies, si le monde en a quelque chose à foutre de vos ignobles existences. Mais non n'est-ce pas ? La vie continue, et quand tu seras six pieds sous terre Valet de Pique, a regarder les vers sucer tes os à la pâleur sépulcral de tes trous béant qui se serviras d'yeux, la terre ne se souviendra pas de toi. Pas plus des autres. Tout ce que tu aura vécu n'aura servit a rien. Vie inutile. Saleté de présent.

***
Les cadavre pourrissent et serviront bientôt d'engrais pour dame nature. Et toi que fais-tu ? Tu cours ? Tu marches ? Tu restes immobile. Dans ton coeur tu pars, tu n'es plus là. Le doux rire cristallin qui sortait délicatement de tes babines n'est plus. Le petit enfant joyeux n'existe plus. Non tu es parti. Ce n'est pas l'ombre de toi même qui se dresse tel une croix tombale au milieux d'un cimetière, c'est l'ombre de l'ombre de toi même. Rien qu’un fantôme qui déambule, zigzaguant entres stèles et le sang. Tu prends plaisir ? Non ? Tu t'enfuis. Tu te recouvre dans un plis de ton coeur qui est encore pur. cette réalité est trop dure. Tu oublies. Enfoiré d'avenir.

Anonymous
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Dim 2 Oct 2011 - 20:47
Tu es éveillé. Cependant tu n’ouvres pas les paupières. Tu savoures encore un peu les caresses du sommeil. Elles s’évanouissent vite, tu remues les moustaches, agacées. Une goutte de rosée s’est accrochée à la fourrure de ta joue. Comme une larme. Solitaire et délicate. Tu te lèves. La plupart des autres dorment encore. Tu ne les regardes pas. Leurs vies ne t’intéressent pas. Chaque jour, tu te caches derrière ton masque naïf et sympathique. Chaque jour tu repousses un peu plus les limites des ton cœur. Le mensonge est un allié bien infidèle. Et toi, pourquoi te voiles tu la fasses. Peut-être est-ce pour te protéger ? Tu as peur du regard des autres ? Tu as peur d’être seule, mais tu n’aimes pas la compagnie des autres. Tu les méprise. Ils n’ont rien à t’apporter. Alors dans la journée, tu joues de tes sourires chaleureux et de tes manières amicales. Quand tu es seule, tu redeviens la calculatrice ombrageuse et égoïste. Mauvaise et avide de sang. Tu ne peux pas t’en empêcher n’est-ce pas ? D’aspirer le sang de tes proies goutte par goutte. N’est-ce pas pour protéger les autres que tu te voile ici la face ? Pour les préserver de tes pulsions meurtrières… Qu’es-tu au fond de toi ? Question sans réponse.

Tes pattes libertines te guident hors de camp. Ton esprit est empli de pensées sans sens, sans but. Comme ton expédition matinale. Ta vie à un but, elle. Tu veux le pouvoir. Gravir les marches qui mènent à la place de chef. Diriger la forêt sans partage. Quelle ambition tu as. N’est-ce pas un peu démesuré pour une chatte comme toi ? As-tu le moindre pouvoir, la moindre destinée tracé par un je ne sais quel clan de chats fantômes. Non. Alors qui es-tu pour revendiquer un tel pouvoir. Rien. Tu n’es rien. Tu vas devenir quelqu’un dis-tu. Nous verrons ça…

Ta course aveugle se stop lorsque tes pattes plonge dans les marécages visqueux. Frissonnant de dégout, tu avances à pas lent, pestant contre ta fourrure devenu lourde. Maintenant, la pureté de ton pelage est tachée de boue. Tu traverses les eaux fangeuse jusqu’à un tronc couché en surplomb. Ainsi perché, tu observes les alentours brumeux. Dans le brouillard se découpe une silhouette fantomatique. Il te ressemble ce chat. Comme si un miroir te reflétait. Mais en y regardant bien, il est différent. Tandis que tu es petite et courte, le mâle face à toi est de grande taille et d’une élégance sans pareil. Ses yeux d’argent fixe la forêt sans la voir. Une voix dans ta tête te murmure son nom. Valet de Pique. Il est de ton clan, tu te souviens de lui. Impassiblement, tu revêts ton sourire envoutant et innocent. Tu le rejoins d’un bon, la queue haute, et t’écris :

« Eh, bonjour toi ! »

Anonymous
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Ven 7 Oct 2011 - 21:38
Une jeune demoiselle te rejoins d'un bon, la queue haute, enthousiaste. Tu sursaute, imperceptiblement. Tu n'avais pas remarqué sa présence, trop occupé à scruter l'eau verdâtre distraitement, à regarder le visage invisible de celle qui te hante dans ces eaux marécageuses. Une boule se forme au niveau de ton ventre. La jolie féline au pelages aussi blanc que le tien plonge ses yeux d'ambres dans ton regard où aucune nuance ne se reflète. Elle dit, d'une voix gaie :
    « - Eh, bonjour toi ! »

Tu la regardes un peu plus, comme si elle n'était qu'un grain de poussière un peu dérangeant. Tu ne sais pas trop quoi lui dire. Et maintenant que tu la regardes tu ne peux t'empêcher de te dire qu'elle ne lui ressemble pas du tout. Pourtant elle rayonne de la même luminosité. Tu penches distraitement la tête sur le côté. Qui est-elle déjà ? Elle est de ton Clan, ça tu en es sur. Comment s'appelle t-elle ? Tu ne t'en souviens plus... Tu es vraiment ailleurs mon pauvre Jack, le passé fait la loi dans ton coeur et le présent n'a plus de place. Que vas-tu lui dire ? Lui sortir un de ces phrases idiotes, dans le style dragueur provocateur, ou alors pourquoi ne pas lui répondre tout simplement ? Tu observes ses yeux un peu plus. Ce ne sont pas les yeux qui minent ton coeur mais ce regard emplie de sympathie te fais aussi mal. Tu toussotes, et finis par lui dire, d'une voix légèrement enrouée :
    « - Bonjour chère damoiselle, quelle belle journée pour aller se promener ! Veuillez cependant pardonner mon inadvertance, et ceci est inacceptable, je le concède, mais je ne me souviens malheureusement plus de votre nom. Je ne sais comment j'ai pu oublier l'appellation d'une chatte aussi belle qu'un ciel d'été omme vous, et je m'excuse d'avance de vous poser cette question mais, comment vous nommez vous ? »

Séduction sans délicatesse. Franchement mon pauvre Jack si tu te prends un coup de griffe, j'en rirais à gorge déployée. Je crois que tu devrais revoir ta méthode de drague mon pote ! Si ça marche, je considère les félins comme les plus bêtes créatures du monde ! Tu t'en fichais éperdument de ce qu'elle pourrait penser de toi, mais maintenant tu te mets à prier qu'elle ne te rejette pas. Juste pour me contredire, moi ta chère conscience. Arf. Enfin quelque chose te fais réagir, même si c'est mes provocations ! ça fait plaisir de te voir un peu réactif, toi qui commençais sérieusement à devenir un blasé maladif. Enfin, passons. Tu continue à regarder la jeune guerrière d'un regard interrogateur. Tout ce que tu viens de dire ne se résume en réalité qu'a une seule et unique phrase. Mais qui es-tu bon sens ? Oui, qui es-tu toi, au regard parsemé d'ambre et au pelage aussi blanc que le plus pure ciel d'une matinée d'hiver ? Qui es-tu, toi qui illumine le monde de ton âme ? Qui es-tu ? C'est toujours comme cela. Oui c'est toujours comme cela.

Oui, à chaque fois qu'une femelle t'approche tu crois revoir le fantôme de ce réconfort qu'elle t'apportait. Mais elle n'est plus. Il va bien falloir que tu te mettes ça dans le crâne une bonne fois pour toute ! Tu as mal. Tellement tellement mal. Tellement mal de cette foutue vie. Cette vie qui t'a tout prit. Cette vie, qui sans elles, elles qui sont définitivement parties, tombe comme tu l'as fais la tête la première. Et elle chute, elle chute... Et elle ne se relève pas. Pas plus que toi à vrai dire. Tu attends sa réponse avec quelque peu d'impatience. Pourtant, tes souvenirs t'assaillent de nouveau. Mais aucune trace du meurtre... Les corps, le sang, tout ça te hantent. La mort ne quitte aucun de tes pas. Et pourtant, elle ne daigne pas t'emporter. Bien trop sadique, elle préfère te regarder trébucher au lieu d'abréger tes souffrances. Tu frissonnes. Emportes moi je t'en prie...
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Dim 9 Oct 2011 - 12:59
Le grand mâle te fixe un long moment. Son regard est étrange. A la fois froid et doux, mystérieux comme deux pleine lunes. Tu ne bronche pas et l’observe de la même façon. Il semble chercher ses mots. Soudain il s’exclame d’une voix enrouée.
    « - Bonjour chère damoiselle, quelle belle journée pour aller se promener ! Veuillez cependant pardonner mon inadvertance, et ceci est inacceptable, je le concède, mais je ne me souviens malheureusement plus de votre nom. Je ne sais comment j'ai pu oublier l'appellation d'une chatte aussi belle qu'un ciel d'été comme vous, et je m'excuse d'avance de vous poser cette question mais, comment vous nommez vous ? »

Tu te renfrogne intérieurement. Tu n’aimes pas la façon dont il te parle. Et puis comment ose-t-il ignorer ton nom. Dis-moi Poppy tu n’es pas inoubliable tu sais, je te trouve bien arrogante. Tu t’efforces de cacher ta colère et de conserver ton sourire et le pétillement de tes yeux. Tu avances une patte et fait une cérémonieuse révérence. Tu te sens ridicule. Te relevant tu réponds de ta voix la plus douce.
    « Ne t’inquiète pas, j’ai moi-même eut quelque doutes sur ton nom Valet de Pique. Je suis Symphonie des Coquelicots. Merci du compliment ».

Tu te demandes si tu rêves. Ce chat essaye-t-il de te draguer ? Il est pathétique, mais tu le trouve plutôt attirant. Il n’est pas comme tous ces mâles fout amoureux… comme Hoshi. Il te semblait différent lui aussi, mais il est comme les autres. Pourtant tu n’as pas le courage de lui dire en face. Alors tu continues à lui mentir et tu flirtes avec d’autres sans aucun remord. D’un mouvement de la queue, tu chasses tes pensées idiotes. Ce n’est pas le moment de penser à Hoshi. Tu contemples le grand chat blanc de tes yeux ambrés. Le silence s’installe, tu te retiens de bailler. La forêt est bien silencieuse ce matin. Pas un bruissement, pas un chant d’oiseau ne vient troubler la tranquillité de l’air froid. Tu remarques que des cristaux minuscules se sont formés au bout de ton pelage trempé. Le froid s’installe vite. Tu frissonnes.
    « Il fait froid tu ne trouves pas ? »
Miaules-tu pour briser le silence.
Pathétique, tu aurais pu trouver quelque chose de mieux ? Agacée tu serres les dents. Tu meurs d’envie d’assener un vilain coup de griffe au matou. Et oui, comme toujours, tu cherches un responsable à ta bêtise. De tes griffes tu maltraites le sol pour te contenir. Mieux vaut éviter de dévoilé ta vrai personnalité à un membre de ton clan. Mais ce regard argentée qui te fixe. Il t’irrite autant qu’elle te fascine.
Anonymous
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Sam 22 Oct 2011 - 12:58

Son visage reste impassible. Elle a l'air de te considérer comme un guignols mon vieux. Tu vois, ta technique de drague, c'est vraiment de la gnognote. Même si elle ne témoigne aucune émotion, elle semble agacée la demoiselle. T'y vas pas avec des gants toi. C'est vraiment une chatte comme tu les aimes.Imbues d'elle même et orgueilleuse, assoiffée de pouvoir même parfois. T'aimes bien les vicieuses je crois. C'est tellement plus amusant à briser. Oui, tu prends un plaisir infiniment plus extatique à les jeter. Ce genre de chattes qui se croient ' inoubliable '. Je pense que seules celle qui ne le pensent pas le sont. Elle continue de te regarder de ses envoûtants yeux ambrés, pétillants d'une vitalité sans bornes ni frontières. Elle continue de sourire vivement, cachant sûrement sa colère et sa frustration. Une pensée soudaine te traverse l'esprit. Ce sont ses yeux ou son sourire qui t'attire le plus ... ? En tout cas, tu sais que c'est l'âme et la bonté que tu aimais chez elle. Ça c'est sur. Alors, elle avance une patte et fait une gracieuse et non ostentatoire révérence. Elle se relève, et dit, d'une voix aussi douce que du velours liquide :
    « - Ne t’inquiète pas, j’ai moi-même eut quelque doutes sur ton nom Valet de Pique. Je suis Symphonie des Coquelicots. Merci du compliment. »

Tu acquiesce, hochant ta tête de gauche à droite. Elle continue de te regarder, sûrement perdue dans de quelconques pensées. Toi aussi tu te perds. Pas dans les yeux ambrés non, mais dans les yeux aussi verts que les feuilles d'un arbre au début de la saison des feuilles vertes, justement. Oh oui ce regard ! Regard qui te hante jour et nuit, nuit et jour, ce limpide regard entouré de ce pelage aussi noir que l'ébène et le jais ! Pourquoi dis moi ? Que lui as-tu fais à cette jeune chatte à l'avenir prometteur, qui avait, semblait-il, toute sa vie devant elle ? Un compagnon, des chaton, de la joie. Non hein ? Tu l'as... Elle a disparu elle aussi. Est-ce de ta faute ? Qu'as-tu fais bon sang ! Qu'as-tu fais ? La vision te suit. Et pendant un instant tu as peur qu'elle ne sorte de tes souvenirs, qu'elle vienne envahir ta vie jusqu'à ce que tu meurs toi aussi. Pourquoi hein ? semble-tu vouloir lui dire. Pourquoi ne m'as-tu jamais aimé ? Moi qui t'ai donné tout ce que j'avais, c'est à dire pas grand chose. Mon âme c'est toi, mon coeur tu l'as, ma raison je te l'ai donné. Mon nom ne sert plus à rien maintenant que tu n'es plus la pour le prononcer. Mon corps ne m’obéit plus. Je suis perdu....Te sortant de ta vision d'horreur, Symphonie des Coquelicots dit, frissonnante :
    « - Il fait froid tu ne trouves pas ? »

Tu mets quelque seconde à te ressaisir. Tu avais presque oublié qu'elle était là, dans le froid, à attendre que tu parles sûrement. Alors te remettant lentement de ton songes, tu continues de la regarder? Encore, les deux images se superposes. Tu la vois partout, pourtant, elles ne se ressemblent pas. Rien que physiquement déjà, un pelage long et blanc contre une robe noir d'encre et des poils courts, un regard fascinant de détermination, de la couleur de l'ambre le plus pur. Et à côté, encore se regard aussi vert que la plus belle et limpide des émeraude. Tu la regardes encore. Son air énervé, se contenant de justesse. Ses griffes labourant avec ardeur le sol froid. Pourquoi ? Elle te fixe dans les yeux. Comme pour te dire ' Eh, toi là, qu'est-ce que tu me veux ? Arrêtes un peu de me regarder. ' Pourtant, qu'importe ce qu'elle pense, elle continue de plonger dans tes iris aux reflets argentés. C'est plus fort qu'elle peut-être. Tu es fascinant Valet de Pique. Oui, fascinant. Et elle en face de toi, elle n'a pas l'air de penser le contraire. En fait, tu penses, qu'elles sont vraiment à l'opposé, le jour et la nuit. Tu as toujours vu en elle quelqu'un de vicieux et égoïste. Un peu comme celui que tu es devenue en somme. Pourquoi ? Parce qu'elle t'avais jeté. Enfin non. Parce que tu t'es fais des idées plutôt. Tu l'as imaginé, tellement méchante, et comme cela tu as pu la détester. Alors qu'au fond, sa gentillesse, sa lumière et sa pureté, voila ce qui t'avait attiré. N'est-ce pas grâce à elle que tu as surmonter cette épreuve, n'est-ce pas grâce à elle que tu dois en franchir une autre... ?

Tu te re-concentre sur ton interlocutrice. Ce qu'elle vient de te dire te monte enfin au cerveau. Toi aussi tu as froid. Tu grelottes. Tu vois son pelage humide de froideur, tu regardes les minuscules cristaux de glace qui se sont formés au bout de ses longs poils. Tu penches la tête. On est pas censé être en hiver bon sang ? L'hiver monstrueux semble déjà prêt à débarquer, semant de ses pas la mort et le chaos. Tu hoches la tête. Oui il fait froid. Ton regard se perd derrière elle. Après les marécages, vaste étendue d'eau verdâtre, se dresse majestueusement le sommet des montagnes, surplombant de leur royauté la forêt des clans. Bientôt, leur sommet se couvriront d'un beau manteau blanc. Te dis-tu. Tu aimes bien l'hiver, maintenant encore. La froideur des flocons de neiges électrisant ton pelage et ta peau, cet air froid et vivifiant, ce ciel laiteux d'où tombent lentement les flocons qui se meurent, ces montagnes enneigé. Le tout que tu aimais regarder, les pattes dans la neige, couché sur le dos. Tu sors de tes pensées, songeant qu'au loin tu sens déjà l'odeur boisé des sapins en hiver. Tu lui réponds alors, de ta voix éternellement rauque :

    « - Il serait peut-être l'heure de rentrer vous ne pensez pas ? »


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